Bretons vs Normands : ils se disputent le Mont… mais pas la galoche !

Publié le 7 février 2026 à 09:00

Ah, ce fameux Mont-Saint-Michel… L’un jure qu’il est breton, l’autre hurle qu’il est normand. Résultat : des siècles de chamailleries, des arguments géographiques, historiques, maritimes, et probablement quelques litres de cidre renversés autour de la table pour trancher la question.
Mais s’il y a bien un terrain où tout le monde range les piques et les drapeaux, c’est celui du jeu de palets. Là, Bretons et Normands se retrouvent comme des cousins turbulents mais complices. On se chamaille, oui, mais on joue ensemble.

Côté Bretagne : la galoche bigoudène

En Pays Bigouden, on ne plaisante pas avec la tradition. La galoche bigoudène, c’est le folklore en version sportive : un cercle, 3 palets, une pièce, un lancer précis, et la satisfaction subtile de faire tomber l’objet convoité.
Un jeu simple, rustique, efficace—bref, breton dans toute sa splendeur.

Côté Normandie : la galoche, ses variantes et son panache

En Normandie, la famille du jeu s’agrandit :

  • jeu de butte,

  • jeu de bouchon,

  • galine,
  • versions locales, revisitées, adaptées par chaque village…

La galoche normande, c’est un peu comme un camembert : on la trouve partout, jamais exactement la même, mais toujours excellente.

Un pont entre deux terroirs joueurs

Au fond, qu’on soit sous un ciel d’embruns bigoudens ou dans une prairie normande aux vaches philosophiques, l’esprit reste le même :
on lance, on vise, on rit, on râle (un peu), et on recommence.

La galoche crée un pont que même les marées du Mont n’arrivent pas à effacer.
Elle rappelle que ces deux terres, si promptes à se chambrer, partagent une passion commune : le plaisir du jeu, du défi, et des bons moments entre amis.

Et peut-être qu’un jour, Bretons et Normands décideront enfin de régler le cas du Mont-Saint-Michel à la seule manière qui vaille...Une partie de galoche.